Histoire de l’homme

Peuples des Premières nations

Photo of Mountains at Mount CarletonL’histoire des Autochtones dans cette région avant le 16e siècle est très peu connue car elle a été transmise oralement.

Cependant, le ministère du Tourisme du Nouveau Brunswick y a découvert, sur le périmètre du lac Nictau en 1970 1971, des artefacts remontant à plusieurs milliers d'années.

Certains de ces objets sont entreposés aux Archives provinciales de l'Administration des ressources historiques à Fredericton, au Nouveau Brunswick.

Premiers naturalistes

Même si cette partie de la province a été explorée par d’autres avant lui, personne n’a manifesté autant de dévouement pour la cartographie et l'étude de sa flore et de sa faune que William Francis Ganong. M. Ganong est né à Saint Jean, au Nouveau Brunsiwck, en 1864.

Son père, James Harvey Ganong, et son oncle, Gilbert Ganong, ont établi la chocolaterie des frères Ganong bien connue de nos jours. Dès son jeune âge, William Ganong a manifesté un intérêt pour l’histoire naturelle et un talent pour les langues, y compris l’allemand, le français, le Maliseet et le Micmac. Après avoir obtenu un baccalauréat ès arts en 1884 et une maîtrise en 1886 de l’Université du Nouveau Brunswick, M. Ganong a obtenu un doctorat en biologie de l’Université de Munich en 1894.

Il a consacré une bonne partie de sa carrière à l’enseignement de la botanique au Smith College, aux États Unis. Il a cependant passé plusieurs étés à explorer sa province natale du Nouveau Brunswick. Il est bien connu pour sa méthode qui consistait à étudier l’histoire d’une région et ensuite à une appellation appropriée pour les lieux étudiés.

Par exemple, il fut le premier à démontrer que le mont Carleton est le plus haut point dans la province du Nouveau Brunswick. Il a nommé la montagne d’après le premier lieutenant gouverneur de la province, Thomas Carleton. En 1901, son amie et sa collègue naturaliste, Mauran Furbish, a désigné la montagne en l’honneur de Ganong au nord du mont Carleton. Ganong est décédé à son chalet d’été, à Saint Jean en 1941, à l’âge de 77 ans.

Le travail forestier
L’exploitation forestière constitue un chapitre très important dans l’histoire de cette région. Au milieu des années 1800, pendant qu’ils allaient travailler dans le bois, les colons de Nictau et du ruisseau Brook confiaient aux femmes et aux enfants le soin de s’occuper de la ferme familiale.

Dans son ouvrage intitulé Mount Carleton Wilderness, Marilyn Shaw nomme cette période l’ère du pin majestueux, indiquant que les bûcherons recherchaient les pins les plus hauts, les plus droits et les plus larges pour les abattre à la hache.

Ces arbres étaient ensuite transformés en bateaux pour l’Angleterre. Des 150 bateaux exploités par la marine britannique en 1843, 79 avaient été construits au Nouveau Brunswick à partir d’arbres de la province.

Ces bûcherons travaillaient de 12 à 14 heures par jour, six jours semaine. Ils demeuraient dans des camps primitifs d'une seule pièce qui servait à la fois de cuisine, de salon et de chambre à coucher. Un immense foyer qui occupait le milieu de la pièce servait à la cuisson et au chauffage.

Il n'y avait pas de cheminée. La fumée du feu sortait par un trou dans le toit. Les conditions se sont améliorées vers le début des années 1900. La cuisine et les dortoirs se trouvaient dans des bâtiments distincts. Les gages étaient de 18 $ par mois, plus chambre et pension.

Tous les arbres étaient abattus à la hache. Lorsqu’un bûcheron cassait son manche de hache, il devait remettre 50 cents au contremaître pour le remplacer. Un bon bûcheron pouvait couper 25 arbres par jour. Ils étaient peu nombreux à pouvoir en abattre autant, car chaque arbre abattu devait être au moins 20 pieds de long et 10 pouces de diamètre au sommet. Ces arbres étaient traînés et laissés près des rives des ruisseaux et des rivières jusqu’au printemps pour être transportés sur le cours d’eau jusqu’à la scierie.

ALe mois de mars était habituellement la fin du séjour des bûcherons dans les camps. Ces derniers étaient payés pour leur labeur de l’hiver et la plupart d'entre eux retournaient dans leur famille. L'argent qu’ils avaient gagné servait à payer les semences, à faire une versement contre la ferme, à acheter des vêtements pour les enfants et ainsi de suite. En mai, plusieurs hommes retournaient pour la drave du printemps.

À cette époque de l’année, la fonte des neiges et des glaces faisaient déborder les ruisseaux et les rivières du mont. Des centaines d'hommes dirigeaient avec soin les billes, les poussant et les dégageant pour qu'elles continuent de flotter vers l'aval. C'est ainsi que des millions de pieds-planches flottaient vers l’aval du cours d’eau jusqu’à une scierie située à Plaster Rock. Au cours supérieur de la Little Tobique sur le lac Nictau, nous pouvons voir les vestiges de deux barrages qui servaient à contrôler le niveau d’eau pendant la drave. Après 70 ans, la dernière drave sur la Tobique a eu lieu dans les années 1960.

Pourvoyeurs
L’orignal, le caribou et le saumon atlantique abondaient dans la nature sauvage du mont Carleton vers la fin des années 1800. Adam Moore, George Armstrong et Charlie Cremin ont cru que la pourvoirie, c’est à dire fournir un hébergement, des canots, de la nourriture, des guides et ainsi suite aux chasseurs et aux pêcheurs, pouvait être une activité lucrative. En 1897, Adam Moore et Charlie Cremin ont construit leur premier camp au lac Nictau. Ils ont participé au salon du chasseur et du pêcheur à Boston afin d’attirer des chasseurs dans la nature sauvage du mont Carleton. Leur méthode a fonctionné car de nombreux riches Américains de notoriété sont venus, y compris Archie, le fils de l’ancien président des États-Unis,Theodore Roosevelt; Gifford Pinchot, le premier chef du service forestier des États-Unis, et Donald R. Dickey, un renommé photographe de la faune. Plusieurs de leurs exploits sont relatés dans l’ouvrage intitulé Mount Carleton Wilderness de Marilyn Shaw.

Au début des années 1900s, Moore et Cremin ont divisé leur territoire. Moore a pris la région de la Little Tobique alors que Cremin a pris les rivières Nepisiquit et Miramichi. Moore, Cremin et Armstrong sont devenus des membres fondateurs de l’Association des guides du Nouveau Brunswick, la première association du genre en Amérique du Nord, qui a été créée en 1899.

Après que Adam Moore est tombé malade, son fils Burton s'est chargé de la gestion du camp et après la mort de Charlie Cremin, il a acheté tous ses biens et a créé le Club de chasse et de pêche Nictau en 1919.

Il a restreint le nombre de membres afin de pouvoir offrir à chaque membre l'occasion de rester et de chasser aux camps pour un séjour de deux semaines. Certains membres comme les Barneys du Connecticut et les Spruances du Delaware avaient leur propre camp privé.

Plusieurs de ces premiers camps existent encore au parc provincial du mont Carleton. Ils sont un hommage au but premier de cette terre qui était d'être un refuge pour le plus grand nombre d'espèces d'animaux et de plantes dans la province.



Bookmark and Share

Delicious

Obtenez votre adhésion en ligne

PayPal LogoLes opérations avec la carte de crédit sont traitées par Paypal, soit un des moyens les plus sûrs d’envoyer de l’argent en ligne.

Obtenez votre adhésion en ligne ou faites un don ici

Secured by Siteground Web Hosting